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Montrez ces briques que je ne saurais cacher
Pavillon meulière et briques des années 1920, Saint-Maur-des-Fossés - Extension et rénovation d'une maison typique de la banlieue parisienne de l'entre-deux-guerres.
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TypeRénovation et extension d’une maison individuelle
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LieuSaint-Maur-des-Fossés, France
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Surface187 m²
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PhotographeCécile Septet
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PublicationsÀ Vivre - 2024
La maison, un pavillon individuel en meulière et en briques datant de 1920, est un produit de l'expansion de la banlieue parisienne de l'entre-deux-guerres - une époque où la ville lotie se fait discontinue et où la mitoyenneté cède la place à des habitations individuelles entourées d'un jardin. En léger recul par rapport à l'alignement de la rue, la maison respecte un retrait des limites séparatives latérales, dont l'une sert de passage vers le jardin en fond de parcelle.
À l'étroit dans une maison dont la surface moyenne des plateaux n'était que de 45 m², les clients — un couple dont les enfants avaient grandi, voire quitté le foyer - ont souhaité agrandir leur espace de vie et l'ouvrir sur le jardin pour en profiter pleinement. L'extension a naturellement entraîné une rénovation intégrale du pavillon.
Le projet s'est construit en dialogue étroit avec les services de l'urbanisme, la zone faisant l'objet de mesures de conservation pour préserver son identité - Saint-Maur-des-Fossés étant une presqu'île historiquement soumise aux crues de la Marne.
Pour permettre l'extension, l'emprise au sol dans le jardin a dû être réduite : le garage, qui ne servait plus que de débarras, a été démoli, libérant ainsi l'espace nécessaire au nouveau volume de 65 m², réparti sur trois niveaux - une cave supplémentaire en entresol, la cuisine et la terrasse au rez-de-jardin, et la suite parentale dans les combles.
L'extension prolonge purement et simplement les murs latéraux de la maison et sa toiture ; l'ancienne façade sur jardin est absorbée et partiellement conservée. Le nouveau volume est traité comme une enveloppe unique, intégrant murs mitoyens et toiture en un ensemble continu, réalisé en zinc prélaqué blanc pierre posé à joints debout - un geste contemporain assumé. La sous-face, elle, reprend en lambris peints rouges la teinte de la sous-face de la toiture existante. Le ruban de zinc s'avance même en saillie pour former une terrasse protégée.
Le choix des matériaux illustre une même économie de moyens durable : fibre de bois en isolation, terre cuite, béton laissé brut sans habillage, enduit à la chaux pour laisser respirer les murs. À l'étage, la façade d'origine en briques apparentes et touches de rouge a été conservée telle quelle ; au rez-de-chaussée du séjour, portes et carreaux de ciment d'époque ont été réemployés. La nouvelle façade sur jardin reprend la modénature d'origine de la maison, en briques blanches dont les rebords sont soulignés d'un calepinage aux joints peints en rouge - un véritable casse-tête pour les maçons - qui entre en dialogue avec les modénatures et le traitement de la façade sur rue.
L'espace de vie surplombe désormais le jardin : la grande baie vitrée et le balcon créent un lien direct qui manquait à la maison d'origine. Le balcon, réalisé sur mesure en acier thermolaqué, s'imbrique dans l'emprise du nouveau volume ; son sol en caillebotis lui donne sa légèreté tout en préservant la transparence visuelle et l'apport de lumière aux pièces du rez-de-chaussée.
À Vivre - 2024
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